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La
collection "F-SORTILEGE"
présente
le livre de DEREK DARK :
"LE
VAMPYRUS MALEFICARUM"
QUE
VOUS POUVEZ ACHETER AU PRIX DE : 15€
+4€ de frais de port, SOIT 19 €, par chèque , à
l'adresse suivante :
F-SORTILEGE,
Le Mas des Ifs, chemin des Pontets, 29 chemin de Château-Folie,
06 130 GRASSE (FRANCE)
ou
par PAYPAL :
email
: fsortilege@gmail.com
Note
d'éditeur
Le
rêve récurrent sous forme de cauchemar et d'horreur, d'angoisse,
de François de Baatz, journaliste du magazine "Les mondes
invisibles", chasseur d'histoires fantastiques, de vampires, de grimoires
magiques, de sorciers, attiré par le monde de l'au-delà,
et de l'occulte, présage des monstrueuxs évènements
qui vont l'entraîner dans un voyage cauchemardesque, prisonnier
des vampires et de leurs sbires, dans les luttes titanesques qui vont
les opposer avec les créatures des profondeurs, dévouées
à Cthullu, pour la plus grande gloire des Grands Anciens décrits
par H.P. Lovecraft, revenant sur Terre avec l'aide de leurs serviteurs
immondes. Des sectes maléfiques et puissantes s'allient avec ces
terribles créatures de la nuit, les vampires, et leur Prince des
ténèbres, DRACULA, pour dominer le monde et terrasser les
hommes, les réduires à des pantins devoués aux anges
déchus, au Diable. Le jeune homme trouvera une aide inespérée
d'une âme perdue mais sauvée par son amour de la lumière.
Mais une aide qui le transformera à jamais.
VOUS POUVEZ LIRE LE PREMIER CHAPITRE DU LIVRE :
LE
RÉVEIL DU VAMPIRE
La forêt
est dense et sombre. La nuit tombante diffuse un caractère fantomatique
aux branches des arbres baignées par la lumière blafarde
de la lune.
Jai peur dun danger imminent en restant dans lhorrible
sensation de ne pas
savoir quoi. Je cours, ma respiration saccadée augmente encore
plus la panique
dans laquelle je me trouve. Ma vision devient floue au moment où
apparaît une
jeune femme qui trouble mes sens - comme si je la connaissais sans parvenir
à lidentifier. Seules ses boucles blondes me sont visibles
car les traits de son
visage sont indistincts. Je laime à la folie. Je sens en
elle mon âme soeur ... Je
veux la voir à nimporte quel prix ! Mon angoisse monte alors
à son paroxysme
au moment où je ressens une douleur terrible tandis quelle
lève ses bras vers
moi dans un geste éperdu. Mon Dieu, jai si mal, pourquoi
moi ? Je nai pas envie
de mourir. Je hurle ma terreur...
François se réveilla en sueur. Pendant un instant, il ne
savait plus où il était.
Il ouvrit péniblement les yeux. Puis dans une obscurité
totale, la mémoire lui
revint. Il bougea lentement son corps endolori, sassurant quil
navait rien de
cassé.
Il se redressa douloureusement sur ses genoux, tâtonnant autour
de lui à
la recherche de sa torche. Où se trouvait-il ? Cette question commençait
à le
hanter. Il était au bord de la crise de nerfs, lorsque ses doigts
rencontrèrent la
fameuse torche. Fort heureusement, elle marchait encore.
Elle lui révéla une pièce sans issue, avec devant
lui, un cercueil ! Seul au-dessus
de lui le grand trou béant du plancher pourri qui sétait
effondré sous son
poids le narguait car il était hors datteinte...
Il sapprocha avec méfiance du cercueil, scellé avec
des crucifix. Au même moment,
François vit les quatre murs - sans portes ! Cétait
impossible, il avait bien
fallu y faire entrer le cercueil ? Il étouffait, il était
prisonnier dans cette pièce.
Les minutes semblaient aussi longues que des heures. Lorsquil pointa
la
lumière vers le plafond, il remarqua les charnières dune
trappe fermée, sans
doute la seule issue hormis le trou par où il était tombé.
Il allait probablement
mourir là, cette pensée le glaça dhorreur.
En marchant, il trébucha sur son crucifix-poignard et son sac.
Il avait bien
quelques provisions dans celui-ci, mais rien de bien consistant et sûrement
pas
de quoi tenir longtemps.
La pièce était désespérément vide,
excepté ce cercueil, le plafond devait être
à trois mètres, cétait un miracle quil
soit sain et sauf. Ses pensées angoissantes
lassoupirent du fait de sa grande fatigue.
Soudainement, il paniqua. Quelque chose lui comprimait le visage - il
sentait
comme une bouche sur la sienne. Ils étaient deux sur la même
respiration !
Cétait lasphyxie garantie ! Une douleur à la
poitrine le sortit de son trouble,
haletant comme un boeuf à labattoir. Croyant voir une légère
phosphorescence
dans lobscurité, François leva sa torche avec difficulté
pour éclairer la pièce où
il avait cru discerner de la lumière ; il ny avait que le
cercueil et lui ...
Sa montre sétait cassée dans la chute, il avait perdu
toute notion du temps.
Il déprimait sérieusement et sentait ses forces le quitter.
Il décida de grignoter
une barre de chocolat. Le papier froissé ressemblait au bruit que
ferait un train
tant le silence était lourd.
Des cris le firent sursauter, on lappelait ! Il se leva et braqua
sa torche vers le
trou en sépoumonant pour signaler sa présence. Au
loin, il entendait des personnes
se rapprocher et ségosilla lorsquil aperçut
un visage quil connaissait.
- Ah ! Wlado ! Quel miracle !
Celui-ci ne répondit rien à son grand étonnement
et se contenta de jeter un
sac de toile qui atterrit dans un cliquetis de métal à ses
pieds. Tout cela devenait
absurde. Intrigué, il vida le sac qui contenait un marteau et un
burin.
- Tu vas desceller les crucifix du cercueil si tu veux sortir, mon petit
François !
cria Wlado.
- Tu es devenu fou ! Quest-ce qui se passe ?
- Obéis et tais-toi !
François était stupéfait. Lhomme qui était
le contact de son patron, avec qui
il avait mangé la veille, celui là même lui donnait
maintenant un ultimatum terrible.
En clair, il descellait les crucifix du cercueil avec les outils ou il
terminait
ses jours dans cette pièce qui serait son cercueil à lui...
Pourquoi tout cela ? !
Si son esprit se révoltait contre cet ultimatum, son instinct de
survie lencourageait
à obéir.
- Comment je peux te faire confiance ?
- De toutes les façons, tu nas pas le choix. Tout ce qui
mintéresse, cest que
tu ouvres ce cercueil ! Alors assez perdu de temps.
Il sapprêtait à desceller le premier crucifix, quand
une sombre interrogation
gagna son esprit : que pouvait contenir ce cercueil si précieux
pour Wlado ?
Les coups de marteau résonnèrent dans toute la pièce.
Le cercueil était éclairé
par la torche posée en équilibre sur son sac. Le premier
crucifix tomba à terre,
François avait les mains qui tremblaient sous leffort.
Il se demandait qui avait bien pu sceller un cercueil ainsi et surtout
dans quel
but. Il attaqua le deuxième crucifix dans un bruit de ferraille.
Cétait bientôt fini,
il était en sueur et nen pouvait plus. Le deuxième
crucifix tomba à terre à son
grand soulagement.
Un bruit derrière lui attira son attention. Wlado avait installé
une échelle et
par le trou, une jeune femme en descendit avec lui. Peut-être allait-il
enfin pouvoir
quitter ce trou à rat. Il se demanda ce que lhomme manigançait
ainsi avec
cette pauvre fille au regard perdu... dont il reconnut la jupe vert amande,
éclairée
par sa torche quil navait pas quittée ! Que faisait
donc cette petite ici ?...
Tout cela ne présageait rien de bon. Wlado se dirigea vers lui,
les yeux brillants
de mille folies. François lui envoya un coup de marteau à
la tête que celui-ci
esquiva de justesse. Avec facilité, il désarma François
avant de le faire tomber
brutalement sur le sol, puis lui envoya un coup de pied au ventre. François
cria
de douleur. À demi conscient, il aperçut avec horreur deux
ombres gesticuler
au-dessus du cercueil qui était ouvert à présent
! La jeune femme hurlait de
terreur. Il vit sa tête tirée en arrière, lombre
fugitive dun couteau lui trancha la
gorge dans un gargouillement.
Wlado tenait la tête de sa victime pour que son sang coule dans
le cercueil, il
psalmodia en même temps des paroles incompréhensibles, qui
semblaient venir
dune autre époque... « Abyssus Draconissus, Nyarlanthotep
neblod Kadath...
Srin-po naï Zkauba...Yog-Sothoth ! Cthulhu ! Shub-Niggurath !»
Lincantation
aux Grands Anciens! Ces noms évoqués dans la litanie maléfique
ramenèrent
François quelques années en arrière, alors quil
étudiait le Necronomicon et son
panthéon deffroyables déités cosmiques, si
bien décrites dans les ouvrages de
lécrivain Howard P. Lovecraft ! Ce grand érudit aurait-il
été un visionnaire ?
Son mythe serait-il réel ?
Épouvanté, François se redressa tant bien que mal,
et sapprocha silencieusement
derrière Wlado. Il était tout près de lui quand une
ombre surgit du cercueil
et se jeta à la gorge de la victime, puis un bruit de succion...
François saisit sa torche et la braqua sur le cercueil. Ce quil
vit était un défi
à tous ses cauchemars. Des doigts osseux, un visage squelettique,
aux yeux
comme deux huîtres, un corps décharné qui reprenait
substance dans le sang
même de la jeune fille. Les os jaunis par le temps, se recouvraient
par endroits
de lambeaux de peaux putréfiés, un horrible mélange
où fourmillaient des vers.
Le sang continuait de couler abondamment sur ses côtes, chaque goutte
était
aspirée par le mort. Bientôt les nerfs, les tendons et les
muscles se formèrent à
partir de la pourriture, se répandant sur tout le corps à
une vitesse incroyable
donnant limpression fantastique dune soudaine accélération
du temps. Il vit
la chair du mort se régénérer à vue doeil.
Cétait la Mort qui se nourrissait de
la Vie...
Quel lien pouvait-il donc y avoir entre les incantations du Necronomicon
pro-
férées par Wlado et ce vampire ?
Il était effrayé. Wlado sétait agenouillé
et continuait sa litanie ! Cette chose,
ce vampire, dévora François dun regard qui le paralysa.
À présent le vampire
avait une apparence humaine, de longs cheveux blancs, des sourcils épais
et un
visage émacié. Il laissa tomber la jeune fille - avec indifférence.
Il y avait du sang
sur ses canines et son menton.
Pendant un instant François eut létrange sensation
de ne plus savoir qui il
était. Le vampire fouillait dans son esprit avec ses yeux en se
nourrissant de ses
peurs. Il était toujours pétrifié, pendant que la
créature sortait lentement de son
cercueil. Le vampire était immense, si grand que Wlado lui-même
était obligé
de lever la tête pour le regarder. Ses longs cheveux blancs flottaient
autour de
son visage au sourire énigmatique dont la noblesse des traits était
saisissante,
semblant contempler la Vie depuis des siècles. Le non-mort sapprocha
de lui,
sa tête sinclina sous un angle impossible pour un mortel,
ses yeux, deux fentes
rouges comme lEnfer, le fixèrent ! Tout en rejetant la tête
en arrière, il poussa
un grognement de loup enragé qui tétanisa François
sur place.
Le vampire savourait sa liberté nouvellement acquise. François
était terrorisé.
Jusquà présent, il navait jamais lu que des
légendes et des romans sur les
vampires. Cétait toujours irrél. Mais maintenant,
il en avait un sous les yeux. La
peau du vampire avait la pâleur dun linceul et son sourire
carnassier dévoilait
deux longues incisives blanches sur une bouche aux lèvres couleur
de sang. Toutes
les images dhorreurs de la création ne pouvaient représenter
la terreur que
cette créature inspirait. Ses mouvements lents et majestueux semblaient
cacher
une menace sourde... Ses mains blanches aux doigts squelettiques et noueux,
pourvues de griffes acérées représentaient limage
de la Mort elle-même !
Il ne savait pas pourquoi Wlado lui avait demandé, à lui,
de desceller les crucifix.
En fait, il se posait beaucoup de questions. François fixait le
vampire comme
sil attendait une réponse. La chose se retourna vers Wlado
et discuta en Roumain
sur un ton bas et rauque, puis ils se retournèrent tous deux vers
François
avec une complicité imperturbable.
Ce fut Wlado qui finalement parla :
- Cest grâce à ton innocence que tu as pu desceller
des crucifix protégés par la
pureté de lennemie jurée du vampire. Avant toi, beaucoup
dautres ont essayé,
ils sont tous morts foudroyés au premier coup de burin... Le vampire
sappelle
Kradowsky et il peut faire de toi un homme riche à présent.
Une mission de la
plus haute importance va têtre proposée par Kradowsky
lui-même !
François ne désirait quune seule chose, sortir de
cet endroit lugubre et sen
aller :
- Je refuse tout commerce avec les ténèbres, jai rempli
ma part du marché,
maintenant, laissez-moi partir ! Cria-t-il en faisant une croix avec ses
avant
bras.
Le vampire ricana devant ce geste puéril et grogna quelque chose
en roumain
à Wlado, puis lui montra léchelle de la main.
- Vas-t-en ! cria ce dernier.
François se précipita vers léchelle et monta
les barreaux dune main tout en
séclairant de lautre avec la torche. Il retrouva lescalier,
puis la crypte qui le
conduisit dehors. Avec les battements de son coeur dans les oreilles,
il respira
lair froid de la nuit pour oublier ce cauchemar.
En filant par le cimetière, il aperçut une ombre grotesque,
qui tirait un cercueil
de son trou. François reconnut la masse ! Tourna les talons et
senfuit vers
son véhicule à toutes jambes. Perdant haleine une centaine
de mètres plus loin,
il chercha son chemin dans la forêt. Mais sa torche éclairait
de moins en moins
devant lui. Dans la peur de se perdre, il trébucha sur des racines
et tomba en
sécorchant le visage et les mains sur des ronces. Il se releva
péniblement avant
de reprendre son chemin. Il devait reconnaître quil sétait
perdu dans cette forêt
roumaine. Essayant de trouver la sortie, les secondes devenaient des heures.
Epuisé, François saffala contre un arbre, son esprit
embrumé par les vapeurs de
ses souvenirs effroyables... Cela semblait le début dun long
cauchemar. Il pensa
à sa vie, ses amours, ses déceptions, puis la mort de ses
parents. La Mort ! Elle
hantait sa vie ; elle était son obsession...
Il se demanda si elle pouvait être vaincue ! Toutes ses pensées
lentraînèrent
vers un demi-sommeil. Il rêva de cimetières hantés
par des goules cannibales,
avides de chairs humaines, leurs yeux comme des feux follets...
Des cris, des aboiements de chiens le tirèrent de sa torpeur. En
se relevant,
il aperçut des faisceaux lumineux un peu partout et se dirigea
vers eux. Il allait
bientôt vivre la fin de cette abomination. Mais des hommes lencerclèrent,
le
saisissant au milieu dun vacarme de protestations et daboiements.
On le malmena,
le précipita par terre en lui passant des menottes. Il ne comprenait
plus
rien.
- Lâchez-moi ! Quest-ce que vous faites ? Hurla-t-il tandis
quon lemmenait
de force.
Un coup au plexus lengloutit dans linconscience."
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